Rapport sur les dispositifs et les crédits mobilisés en faveur des jeunes décrocheurs

Formation tout au long de la vie

Rapport sur les dispositifs et les crédits mobilisés en faveur des jeunes décrocheurs

La Cour des comptes a rendu public, le 20 janvier 2016, un rapport sur les dispositifs et les crédits mobilisés en faveur des jeunes sortis sans qualification du système scolaire.
Le budget consacré à ces jeunes sans qualification est substantiel : 1,4 Md€ au titre des dispositifs d’insertion et de formation et 0,5 Md€ au titre des emplois aidés. La Cour constate qu’il n’existe pas de politique unifiée de formation et d’insertion des jeunes concernés. Elle indique que le Ministère de l’éducation nationale a répondu au problème en cherchant à agir au plus vite auprès de ces jeunes. Plusieurs dispositifs spécifiques existent : CIVIS ou dispositifs de deuxième chance.

La conclusion de la Cour est sans appel : « l’architecture d’ensemble de ce système et la dispersion des dispositifs ne permettent pas d’atteindre les objectifs affichés ».
La Cour formule huit recommandations à l’État et aux régions pour y remédier :
- Réunir les principaux pilotes et financeurs pour une politique commune en faveur des jeunes sans qualification : faire converger les politiques de l’État, des régions et des partenaires sociaux en faveur de la formation et de l'insertion des jeunes ; mettre en place une instance opérationnelle de pilotage veillant à l’application du contrat de programme régional à l’échelle d'un bassin territorial d’emploi et articulée avec les plateformes de suivi et d'appui aux décrocheurs.
- Améliorer la prise en charge des jeunes sans diplôme à leur sortie du système scolaire : Augmenter le nombre de places disponibles dans les structures de retour à l'école afin d'en disposer sur tout le territoire en fonction des besoins ; diversifier les solutions proposées par les plateformes de suivi et d’appui aux décrocheurs (rescolarisation, alternance, service civique adapté …).
- Redéfinir les dispositifs d’accompagnement des jeunes en difficulté d’insertion : préalablement à l’orientation d’un jeune, prévoir un bilan approfondi dans le cadre d’un référentiel d’évaluation commun à l’ensemble des parties prenantes ; réorganiser les dispositifs d’insertion des jeunes ; harmoniser les barèmes des différentes allocations liées à l’insertion ou la formation professionnelle afin d’éviter que les jeunes n’arbitrent entre les dispositifs en fonction de considérations financières.

Le suivi et l'appui aux jeunes en situation de décrochage sont des priorités de la Région ALPC (plus d'infos).

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