Un plan d'actions national pour développer l'industrie et les emplois industriels

Compétences et besoins de l'économie

Un plan d'actions national pour développer l'industrie et les emplois industriels

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Cette actualité est archivée, sa date de fin de validité est le 10/09/2010

En clôture des Etats généraux de l’industrie, le Président de la République a annoncé le 4 mars 2010 une série de mesures pour atteindre 4 objectifs nationaux : une augmentation de la production industrielle de plus de 25 % d’ici fin 2015, la pérennisation de l’emploi industriel sur le long terme, le retour à une balance commerciale industrielle durablement positive d’ici 2015 et un gain de plus de 2 % de la part française dans la production industrielle de l’Europe.

La France doit renforcer ou pérenniser sa présence sur les filières industrielles porteuses des emplois de demain. Cela concerne notamment les secteurs stratégiques suivants : le numérique, les éco-industries et les industries de l’énergie, les matériels de transport (dont le nautisme), la chimie et les matériaux innovants, les industries pharmaceutiques et autres technologies de santé, les industries du luxe et de la création, les industries agroalimentaires et de nutrition.

Parmi les actions proposées, une mesure vise à renforcer les liens entre industrie, éducation nationale et enseignement supérieur pour combler le déficit d’image de l’industrie et de l’enseignement technique en favorisant la découverte de l’industrie, dès l’enseignement secondaire et universitaire (visites d’entreprises, enrichissement des enseignements supérieurs sur les problèmes concrets des entreprises, actions de découverte et d’apprentissage de l’entrepreneuriat). L’objectif sera la généralisation des stages en entreprise industrielle, notamment au sein des écoles d’ingénieurs et des formations technologiques.

Pour développer l’emploi, il est proposé d’aider, via des avances remboursables, des entreprises de moins de 5000 salariés à réaliser leur investissement productif en France. L’entreprise devra réaliser un investissement d’au moins 5 millions d’euros et créer 25 emplois.

Autre proposition : un dispositif "biseau seniors juniors" pour la transmission des savoirs industriels stratégiques. L’Etat invitera les partenaires sociaux à étudier son financement par le Fonds Paritaire de Sécurisation des Parcours Professionnels (FPSPP). Les entreprises industrielles impliquées devront signer une charte de bonnes pratiques élaborées par filière pour identifier les compétences stratégiques de la filière, rares et indispensables à son développement.
Un "pool de tuteurs", seniors en entreprises, sera également identifié sur ces compétences rares. Ces tuteurs seront chargés d’accompagner les salariés recrutés en contrat de professionnalisation sur l’une de ces compétences stratégiques. La prise en charge de la formation par les OPCA serait améliorée. L’Etat prendrait en charge une partie des cotisations sociales patronales et proposera au FPSPP de financer le versement d’une prime de 2000 € par recrutement.

Pour avancer sur la GPEC territoriale, un groupe de travail devra mettre en place avant fin 2010 un dispositif fédérant les outils et acteurs GPEC au niveau des bassins d’emploi (sous le pilotage des Sgar et des Direccte). Il s’agira notamment de mener des actions sur la sensibilisation, l’identification et l’anticipation des besoins de l’industrie, la mise en commun des informations sur l’emploi, la mise en oeuvre de méthodes et d’outils de développement des compétences et de gestion des mobilités professionnelles. L’objectif est d’assurer au niveau des bassins d’emplois l’échange des informations (développement de l’emploi et de l’offre de formation…) et d’offrir aux entreprises les informations nécessaires à l’orientation et à la formation de leurs salariés, leur permettant de mener leur propre stratégie de GPEC. L’utilisation d’études prospectives relatives aux compétences recherchées par bassin d’emploi sera généralisée.

A noter aussi la mise en place de comités stratégiques filières pour définir une feuille de route stratégique de la filière, définir ou améliorer sa gouvernance, définir un plan de GPEC.... Dans ce cadre devraient être étudiées les possibilités de cofinancer (entre Etat et entreprises "têtes de filières") des projets structurants pour certaines filières industrielles porteuses de croissance. Un appel à projets "projets structurants en région" sera lancé afin de financer certains de ces projets.

Par ailleurs, les dispositifs d’aide aux entreprises seront l’objet d’une évaluation continue. L’information obligatoire du comité d’entreprise sur les aides dont bénéficie l’entreprise devra être effective ; l’Etat pourrait demander un remboursement partiel des aides en cas de non respect récurrent de cette obligation.
Enfin, une procédure unifiée d’information et d’orientation des PME vers les aides sera mise en place par les Direccte.
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