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VAE : quels parcours pour quels résultats ?

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Cette actualité est archivée, sa date de fin de validité est le 22/12/2012

 Le Pôle Rhône-Alpes de l'orientation (PRAO) a étudié les parcours VAE de près de 20 000 rhônalpins qui ont entamé une démarche de VAE entre 2007 et 2009. Cette étude a été réalisée en partenariat avec la Direccte (Service Études statistiques et évaluation) et avec le concours des valideurs.
Jusqu’à présent, comme chaque année et dans chaque région depuis 2003, le PRAO compilait, dans un tableau de bord régional, les données sur l’activité des Points relais conseil VAE (PRC) et des valideurs. Mais cette collecte ne permettait pas de croiser les résultats, et donc d’avoir une idée juste des parcours des candidats, les différentes étapes ne se succédant pas nécessairement pendant la même année.
C’est chose faite avec la présente étude qui permet de mieux les identifier et les comprendre. Elle présente les résultats selon 3 axes : la chronologie du parcours, la comparaison selon les profils des candidats (sexe, âge, situation professionnelle), l’approche territoriale, par département.
Globalement, le « E » d’expérience se vérifie totalement : les salariés sont plus nombreux à s’engager dans la démarche. Plus l’emploi est précaire – ou quand le candidat est chômeur ou non salarié -, moins sa chance de valider est importante ; plus le candidat avance en âge – et donc plus il a acquis, théoriquement, d’expérience –, plus elle augmente.
L’étude met en évidence des disparités entre les valideurs, indiquant des décisions de recevabilité plus ou moins nombreuses selon le valideur, des délais entre recevabilité et passage en jury plus ou moins longs.
Disparités entre certifications et leur taux de validation totale. Au hit parade des plus demandées, celles du domaine de la santé et de l’action sociale et notamment le diplôme d’État d’aide-soignant, malgré des validations rares en première présentation.
Disparités également entre hommes et femmes : les hommes sont moins nombreux à recourir à la VAE et sollicitent davantage les PRC. Les femmes, et plus particulièrement les salariées entre 30 et 44 ans, recourent au contraire massivement au dispositif ; elles suivent un parcours plus long et valident davantage partiellement des certifications relevant en majorité de l’aide à la personne.
Bien que très complète, l’étude ne délivre pas de données qualitatives, notamment celles qui ont trait à la motivation du candidat et des raisons de son abandon (sur ce point, consulter l’analyse faite en PACA à la demande de la Capeb).
« Les candidats à la VAE en Rhône-Alpes : Quels parcours pour quels résultats ? »