La mobilité géographique : ressource ou fragilité pour l’emploi ?

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La mobilité géographique : ressource ou fragilité pour l’emploi ?

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Cette actualité est archivée, sa date de fin de validité est le 07/06/2016

La mobilité géographique ne conïncide pas forcément avec un retour à l'emploi plus aisé. C'est ce que montre une étude du CEE sur les effets de la mobilité géographique sur le chômage et l'emploi. Elle apporte une réponse empirique à cette question, en étudiant la façon dont coïncident mobilité interdépartementale et mouvements dans l’emploi (entrées et sorties) en France depuis 1970.

Depuis 2012, la mobilité résidentielle n’est plus la ressource qu’elle a pu être pour obtenir un emploi. En 2012, pour les cadres, la mobilité géographique accroît bien la probabilité de retrouver un emploi. Mais à l’inverse, les chômeurs les moins qualifiés qui sont mobiles ont deux fois moins de chances de retrouver un emploi que ceux qui n’ont pas bougé. L’incidence de la mobilité résidentielle sur la probabilité, pour les actifs occupés, de rester en emploi est elle aussi fortement segmentée. Là encore, elle s’avère négative sur la probabilité de trouver un emploi en ce qui concerne les moins diplômés et les femmes.

Consulter l'étude dans le Connaissance de l'emploi, n° 125 de novembre 2015.