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Les industries culturelles et créatives

Selon l'UNESCO, les industries culturelles et créatives (ICC) sont les secteurs d’activité ayant comme objet principal la création, le développement, la production, la reproduction, la promotion, la diffusion ou la commercialisation de biens, de services et activités qui ont un contenu culturel, artistique et/ou patrimonial. Elles font aujourd’hui rayonner le savoir-faire français dans le monde entier.
On les reconnaît à plusieurs caractéristiques :

  • La créativité au cœur de l'activité ;
  • Le contenu artistique, culturel ou inspiré de la création du passé ;
  • La production de biens et de services fréquemment protégés par la propriété intellectuelle ;
  • La double nature : économique (génération de richesse et d’emploi) et culturelle (génération de valeurs, de sens et d’identité) ;
  • L’innovation et le renouvellement créatif ;
  • Une demande et des comportements du public difficiles à anticiper ;
  • Un secteur marqué par la non-systématisation du salariat comme mode de rémunération du travail et la prédominance de micro-entreprises.

Les industries culturelles et créatives en France

En 2015, France Créative et EY publiaient le 2ème Panorama de l'économie de la culture et de la création en France. Cette étude réaffirme la contribution des secteurs culturels et créatifs à la croissance économique et la création d'emplois en France. Elle confirme le rôle de vitrine et de rayonnement international des activités et industries culturelles : exportation de biens culturels (jeux vidéos, livres), visibilité internationale grâce au patrimoine historique, savoir-faire créatifs reconnus et recherchés à l’international, "marques" internationales qui s’exportent à l’étranger, forte visibilité des créations vidéoludiques françaises à l’international...

Les dix secteurs analysés par EY (arts visuels, musique, spectacle vivant, cinéma, télévision, radio, jeu vidéo, livre, presse, publicité et communication) ont représenté, en 2015 1,3 million d’emplois. En augmentation de 1,2 % par rapport à la 1ère étude  publiée en 2013, les dix secteurs ont enregistré une croissance supérieure au reste de l’économie française (+0,9% sur la même période). Cette croissance s’illustrant, par exemple, dans la dynamique des festivals, du tourisme culturel et du design "made in France".

L’étude souligne que les arts visuels, la musique et le spectacle vivant sont les 3 principaux employeurs de l’économie culturelle, avec 64 % du total des effectifs. Au total, ce sont près de 1000 métiers qui ont été recensés dont 52 % dans la création, 28 % dans la diffusion et 20 % dans la production.

Les industries culturelles et créatives ont été les premières à connaître de profondes mutations de ses métiers sous l’impulsion des usages numériques et de la dématérialisation des contenus.

En terme d'emplois, selon l'Insee, Paris et l’Île-de-France occupent une place privilégiée en matière d’emploi dans les activités culturelles, notamment dans l’audiovisuel et le multimédia, les activités liées au patrimoine, l’édition écrite, les arts visuels et la publicité. L’architecture, l’enseignement culturel et le spectacle vivant irriguent davantage les autres territoires de métropole et d’outre-mer.

Les emplois de la culture représentent 3 % de ceux de l’ensemble de l’économie. Ils se caractérisent souvent par une multiplicité de postes occupés dans l’année. Le cumul des statuts de salarié et d’indépendant est également fréquent.

On peut retrouver des données sur la filière des activités culturelles et créatives dans plusieurs secteurs que nous avons traités individuellement :

Le spectacle vivant

Le spectacle vivant s’applique à différents modes d’expression artistique : le théâtre, le conte, les arts de la marionnette, l’opéra, la musique classique et contemporaine, les musiques actuelles, la danse, le cirque, les arts de la rue, le cabaret, etc. Il implique la présence physique d’au moins un artiste se produisant en public.

Creative Skills Europe, le Conseil européen des compétences sectorielles pour l'audiovisuel et le spectacle vivant, a réalisé une étude sur les secteurs de l'audiovisuel et du spectacle vivant en Europe.
Le secteur du spectacle vivant est dynamique, animé par une force de travail jeune avec nombre de petites entreprises. Il est impacté par la révolution numérique tout comme la réduction des subventions qui fragilise les opportunités d’emploi. Le fonctionnement du marché du travail se singularise par une hyperflexibilité, le multi-salariat, la pluriactivité et la polyactivité. La probabilité de rester durablement sur le marché du travail est très faible. La diversification des compétences qui permet la pluriactivité fait aussi partie des caractéristiques du secteur actuellement.

Très dépendant des financements publics, ce secteur a souffert de la réduction des subventions qui a suivi la crise financière de 2008. Toutefois, alors que les métiers du spectacle restent très attractifs pour la jeunesse, la demande d’emploi reste toujours bien supérieure à l’offre. La pluri/polyactivité des travailleurs est dès lors de plus en plus importante.
L’environnement numérique a ouvert de nouveaux horizons aussi bien en termes de diversification des revenus et des publics que d’exploration de nouveaux possibles créatifs, ce qui demande des compétences spécifiques.

Le premier CEP du spectacle vivant en 1997 pointait une situation des salariés du spectacle vivant de plus en plus hétérogène dûe au métier exercé, au contrat de travail, à l’employeur (taille, activité, localisation, modèle économique…), mais aussi au profil des personnes (âge, genre, domicile, origine sociale…). En 2015, le CEP pointe tous les facteurs d'évolution du secteur, recommande de qualifier les personnes par la formation professionnelle initiale et continue et d'améliorer l'offre de formation.

En septembre 2016, un nouveau dispositif a été mis en place en faveur du spectacle vivant et enregistré : le Fonds national pour l'emploi pérenne dans le spectacle (FONPEPS), créé pour soutenir activement l’emploi pérenne dans le spectacle vivant et enregistré, dans le secteur public comme dans le secteur privé. Il comprend neuf mesures d'aides à l'embauche pérenne, dont les six premières sont déjà entrées en vigueur.

Pour la Nouvelle-Aquitaine, l'Agence culturelle ("l'A") a livré un portrait complet du spectacle vivant en Nouvelle-Aquitaine, en janvier 2018.
Le secteur compte 17 700 professionnels salariés (9 340 sur le territoire du Poitou-Charentes).
Depuis 2006, le secteur gagne en moyenne +2,6 % de salariés par an.
Le spectacle vivant représente 17% de l’emploi culturel régional ; il est le deuxième secteur d’emploi après celui de l’édition écrite et devant les agences de publicité, l’audiovisuel-cinéma, etc...


Métiers, formations

Selon le Céreq, les liens formation/emploi peuvent être distingués selon 3 familles de métiers : artistes, techniciens, administratifs. Sexe et origine sociale restent des facteurs clés de la relation formation-emploi. Du côté des techniciens, les hommes connaissent globalement une meilleure insertion que les femmes. Chez les artistes, une formation spécifique joue "un rôle d’accélérateur de carrière” pour les hommes et fils de cadre ou de profession intermédiaire. En revanche, pour les artistes femmes issues de la même catégorie sociale, la formation spécifique ne semble pas suffisante pour faciliter l’insertion professionnelle.

L’entrée dans le secteur se fait plutôt en CDI ou CDD pour les formations administratives et par l’emploi intermittent pour les autres catégories. Après une formation, les techniciens acquièrent plus facilement la qualité d’ayant-droit (intermittents indemnisés) que les artistes (30% contre 13%).

Le CPNEF-SV a publié en janvier 2018 un référentiel pour chacune des 3 familles de métiers.

Les jeux vidéos

En se développant d’emblée à l’échelle mondiale, l’industrie des jeux vidéo est le reflet des transformations techniques, industrielles, économiques portées par la révolution numérique tout en devenant élément clé des industries culturelles. C'est pourquoi on peut dire que ce secteur d'activité appartient aussi bien à la filière numérique qu'à la filière des industries créatives et culturelles.

La force de travail à l'origine de la création et de la production de jeux vidéo se caractérise d'abord par sa jeunesse. Les salariés du jeu vidéo, à la différence de ceux du film d'animation et, plus généralement des industries culturelles dont l'activité s'exerce sous le régime de l'intermittence, sont majoritairement en contrat à durée indéterminée.

Le Sénat en 2013 préconisait d’enrichir l’offre de formation à la création et à la gestion d’entreprises dans le secteur du jeu vidéo et de promouvoir, notamment par le biais des collectivités territoriales, le rapprochement entre les écoles de formation aux jeux vidéo et les pépinières d’entreprises dans une approche territorialisée.

Pour France Stratégie, en 2017, l'idée est la même : la filière numérique (dont le secteur des jeux vidéo) nécessite un système de formation reposant non pas sur une succession d’interventions segmentées d’acteurs de la formation et du monde professionnel, mais sur un "continuum" entre la formation et l’emploi.

Selon le Baromètre 2017 du jeu vidéo en France, le secteur pourrait créer près de 1 300 emplois ETP en 2018, dont 890 dans l’activité de développement. Pour l’ensemble du secteur en France, cela équivaut à la création de 1.2 emploi ETP par entreprise. Les acteurs du jeu vidéo devraient étoffer leurs équipes à court terme. 65% d’entre eux souhaitent recruter d’ici 2018. 

Dans notre région, le pôle image Magelis, qui, à Angoulême regroupe des sociétés, studios, écoles et centres de formation autour de l’image, l’animation, le jeu vidéo et la BD, est à l’initiative d’un rapprochement avec les acteurs du jeu vidéo de Bordeaux. En s’unissant à Bordeaux Games, association qui fédère les développeurs de jeux vidéo de la région, Magelis veut donner les moyens à la filière de rayonner dans le monde entier dans le domaine du jeu vidéo. Une façon aussi d'éviter la fuite des talents en se donnant les moyens de signer de grands et beaux projets en mutualisant toutes les compétences.

Métiers, formations

Comment se former aux métiers des jeux vidéo sans passer par une école spécialisée ? (L'Etudiant)

Les formations pour exercer dans le jeu vidéo (Onisep)

Cinéma, télévision, audiovisuel

Les deux principales tendances qui ont transformé l'audiovisuel ces dernières années : la révolution numérique et les conséquences de la crise économique de 2008.

Le secteur est dynamique, animé par une force de travail jeune avec nombre de petites entreprises. Il est impacté par la révolution numérique tout comme la réduction des subventions qui fragilise les opportunités d’emploi. La diversification des compétences qui permet la pluriactivité fait aussi partie des caractéristiques du secteur de l'audiovisuel. Ces dernières années, l'évolution majeure pour les acteurs du secteur audiovisuel a été la transition vers un environnement "multiplateforme", combinant une présence sur des plateformes numériques à des médias traditionnels. Cette réalité multiplateforme exige non seulement de nouvelles compétences de gestion et de maintenance mais aussi de création et de production.

La filière s’est organisée depuis de nombreuses années. Les Régions Aquitaine, Limousin, Poitou-Charentes et certains Départements avaient respectivement signé une convention avec le Centre national du cinéma et de l’image animée (CNC) et étaient très engagés dans le développement du cinéma, sous toutes ses formes.
Cette dynamique s’est poursuivie après la fusion des Régions, si bien qu'en novembre 2017, une convention a été signée, pour la période 2017-2019, entre la Région Nouvelle-Aquitaine, le CNC, la DRAC, et 5 départements (Charente, Charente-Maritime, Dordogne, Landes, Lot-et-Garonne). Le dispositif FILM, "Fonds d'innovation long métrage" de soutien au cinéma et à l’audiovisuel bénéficie à la création et aux auteurs (court et moyen métrage, documentaire, animation, fiction TV, adaptation audiovisuelle de spectacle vivant). Sa dotation est de 750 000 euros par an.


Métiers, formations

Afin de mieux partager l'information sur les métiers du cinéma d’animation, le réseau des écoles françaises de cinéma d’animation (RECA) s’est vu confier la réalisation d’un schéma des activités d’une oeuvre en animation, ainsi que 5 fiches métiers : Animateur 2D/3D, Réalisateur, Superviseur des effets visuels, Story-boarder, Matte-Painter.

L’objectif de ces fiches métiers est d’offrir une vision synthétique et descriptive de l’exercice des métiers, afin que les jeunes souhaitant s'orienter et toute personne en charge de conseiller des parcours professionnels puissent s'y référer. Le site présente en complément de courtes vidéos de professionnels parlant de leur métier.

Consulter l'étude sur le site de l'Observatoire des métiers de l'audiovisuel (www.cpnef-av.fr) ainsi que des vidéos d'animateurs 3D.

Voir aussi Les formations pour exercer dans l'audiovisuel, sur le site de l'Onisep.

Arts visuels (arts plastiques et arts numériques)

En juin 2017, France Stratégie analysait les évolutions et enjeux des métiers du numérique, alors que la filière fait face à une pénurie de main d’œuvre et l’obsolescence rapide des compétences. Devant la rapidité des évolutions technologiques, France stratégie encourage à repenser le système de formation différemment pour la filière numérique. La filière nécessite un système de formation reposant non pas sur une succession de formations, mais sur un "continuum" entre la formation et l’emploi, fondé sur une approche itérative et en réseau, à rebours de la perspective descendante souvent invoquée (repérage des besoins des entreprises, constitution de filières de formation, générations formées disponibles).

Le Sodavi, Schéma d’orientation pour le développement des arts visuels, est une démarche de concertation initiée de manière conjointe par l’Etat (Ministère de la Culture – Drac Nouvelle-Aquitaine), la Région Nouvelle-Aquitaine et les trois réseaux d’art contemporain du territoire : Cartel, 5,25 et Fusée.
L’objectif est de produire un état des lieux et un diagnostic partagé des arts visuels à l’échelle de la Région, et d’établir des préconisations pour développer ce secteur. Deux axes de travail prioritaires sont aujourd’hui proposés : le parcours de l’artiste et le développement territorial. Ces axes seront nourris au fil des rencontres, des réflexions et de l’avancée des chantiers.

Suite à une enquête menée en avril 2017 sur les arts visuels, et en attendant d’analyser les résultats qui seront publiés à l’automne 2017, l’A a publié une enquête "Portrait express des répondants". A la question, "Quels facteurs ont été favorablement déterminants dans votre parcours ?", plus de la moitié des participants évoquent la formation. Viennent ensuite l’appui d’une structure culturelle et l’appartenance à un réseau.


Métiers, formations

Entre technologie et arts, on demande à l'artiste numérique d'être à la fois hyper-créatif mais aussi très compétent techniquement.
Numérique : le secteur, les formations, les débouchés (Studyrama)

 

Musique

En France, le Syndicat national de l’édition phonographique (SNEP) a publié un bilan économique 2016 du marché de la musique enregistrée qui affiche une "première croissance significative du marché français depuis 15 ans" (+5,4 % en 2016). Le streaming par abonnement a constitué le moteur de la croissance du marché. Le rapport témoigne également de l’engouement pour le vinyle : les ventes ont été multipliées par 3,3 en 5 ans et représentent aujourd’hui près de 8% du chiffre d’affaires physique, soit 4 fois plus qu’en 2012.

En Nouvelle-Aquitaine, l'A(gence culturelle) montre que l'emploi artistique rassemble 53 % de l'emploi intermittent, les techniciens 47 %. Parmi les intermittents, les artistes de la musique et du chant sont majoritaires, suivi des artistes dramatiques, des artistes chorégraphiques puis des artistes de cirque et artistes visuels.

D'ailleurs, dans la région, le Centre national de la chanson, des variétés et du jazz (CNV), l’État (DRAC), et le Réseau des indépendants de la musique (RIM), ont signé le 1er septembre 2017un Contrat de filière musiques actuelles et variétés pour la période 2017-2019.

Doté d'une enveloppe de 240 000 €, il est destiné à soutenir et développer la filière régionale des musiques actuelles notamment en matière d'adaptation aux enjeux numériques et environnementaux ainsi que de mutations professionnelles et d’évolution des compétences.


Métiers, formations

10 métiers pour les passionnés de musique (Onisep)

Radio

En 2009 a été réalisée une étude sur les métiers du son. L’étude met en lumière les transformations significatives de l’exercice des métiers du son, essentiellement causées par l’évolution de la technologie numérique. La simplification des outils génère un impact important dans les organisations de travail, notamment pour la postproduction.

La technologie numérique induit plus de polycompétence pour les salariés. Concernant la formation l’étude montre une concentration de l’offre sur la maîtrise technique des outils au détriment des compétences artistiques et d’adaptation.

Une étude de 2009 sur les métiers du son dans l'audiovisuel montre que l'offre de formation initiale répond globalement au niveau de recrutement de référence (bac+2) des jeunes professionnels. Néanmoins les employeurs souhaiteraient un niveau de compétences plus abouti en ce qui concerne les normes de compression des supports de diffusion, et sur l’architecture des nodaux de diffusion.
La licence professionnelle spécialisée en Systeme Audiovisuelle Numérique (SAN) semble correspondre aux besoins des entreprises mais devrait au regard de la demande, former plus de diplômés.

Métiers, formations


Le métier d'animateur radio par le CPNEF-AV.
Le métier de technicien réalisateur radio par l'Onisep.

Livre / Edition

Sous l’impulsion du numérique, les métiers du livre et de l’édition se transforment, offrant des opportunités d’emploi aux personnes en reconversion ou arrivant sur le marché de l’emploi.
Numipage a listé la liste des nouveaux métiers de l’édition (qui sont en réalité des métiers du numérique), comme celui de community manager (qui gère la visibilité et la réputation d’une maison d’édition, d’un auteur, d’un média ou d’un libraire sur les réseaux sociaux), les postes dans la e-relation de presse (ERP), dans le webmarketing, la rédaction web, le webdesign et le développement, etc.

Avec plus de 200 éditeurs, autant de libraires indépendants et de manifestations dédiées au livre, la Nouvelle-Aquitaine est la deuxième Région française la plus dynamique dans ce secteur après l'Île-de-France.
Pour soutenir cette "bibliodiversité" à l'heure du web et des contenus dématérialisés, un premier protocole avait été signé dès 2014 entre le CNL (Centre national du Livre), la DRAC (Direction régionale des Affaires culturelles) et l'ex-Aquitaine.

La fusion des trois Régions est l'occasion de redynamiser la filière à travers un nouveau contrat signé le 6 avril 2018. Trois axes stratégiques ont été définis, à savoir la diversité de la création et une juste rémunération des auteurs, la professionnalisation et le développement des acteurs de la chaîne du livre, et enfin l’aménagement culturel du territoire et l’accès à la culture.

Dans le même temps, l'Agence Livre, Cinéma et Audiovisuel (ALCA)a vu le jour, par fusion des agences existantes (Écla, le Centre régional du livre en Limousin et le Centre du livre et de la lecture en Poitou-Charentes) avec la vocation d'accompagner les professionnels des deux filières culturelles par une politique territoriale de soutien au livre et à la lecture, au cinéma et à l’audiovisuel, à l’éducation artistique et culturelle, de la création à la diffusion en passant par la production et l’éducation artistique et culturelle. 


Les métiers, les formations

Le Syndicat national de l’édition, en partenariat avec l’Afdas, propose en ligne une cartographie des métiers de l’édition qui décrit les principales filières de l’édition, ainsi que les principaux métiers de chaque filière en précisant dans des fiches métiers leurs contextes d’exercice, les missions et activités réalisées, les compétences requises et les parcours possibles pour exercer ces métiers.

Presse

En 2013, l’Observatoire des métiers de la presse publiait une étude sur la mutation de ses métiers. Avec le développement du numérique, les entreprises de presse remodèlent peu à peu leur organisation.

Pour proposer de nouveaux services visant à fidéliser le lecteur, des métiers peu habitués à travailler ensemble sont amenés à coopérer. Dans cette optique, les modes de management tendent à évoluer. Ainsi, dans le domaine éditorial, le travail en “mode projet” se développe, ainsi qu’une veille permanente sur les nouveaux métiers.

Les métiers du marketing, eux, doivent être présents auprès de l’éditorial, pour suivre au quotidien les audiences et les analyser, comprendre les usages et les pratiques de lecture et d’achat.

Un travail intersectoriel entre les observatoires des métiers de l’audiovisuel et de la presse a conduit à la réalisation d’une Etude sur la situation des journalistes entrés dans la profession depuis 1998. Mutations du métier secoué par la révolution numérique et la crise économique, précarisation rapide, emploi décorrélé des attentes professionnelles, part grandissante du web, augmentation des sorties de la profession…, telles sont les grandes caractéristiques de la profession révélées par l’enquête.

Les métiers, les formations

Les formations reconnues par la profession préparent des jeunes rapidement opérationnels et polyvalents, grâce aux nombreux stages pratiques, qui sont par ailleurs incontournables pour nouer des contacts dans le milieu. Elles offrent une approche transversale des différents médias et sont des lieux d'apprentissage des techniques de la presse écrite, de l'audiovisuel et du Web.
Plus d'infos.

Publicité / communication

La communication et la publicité font partie d'une même famille de métiers liés à la gestion de l’image d’une société et à la transmission de messages à un public cible.

Selon l’Observatoire Com Media, la filière communication représente en France 157 163 salariés et 17 513 embauches étaient prévues en 2017. Présente à travers tout le territoire national, elle voit ses acteurs économiques inégalement répartis selon les macro-secteurs auxquels ils appartiennent et leur localisation.
La région Ile de France concentre une grand part des emplois salariés de 3 des 4 macro-secteurs. Dans les macro-secteurs "créatifs, Agences et Médias (régies publicitaires), l’IDF concentre respectivement 61 % et 66 % du nombre total d’emplois salariés.

L'Observatoire des métiers de la publicité a identifié dans une étude les axes de formation prioritaires pour accompagner les mutations de ses métiers dans le contexte d’omniprésence d’internet.
Au sein du marché publicitaire, des transferts budgétaires s’opèrent depuis plusieurs années au profit des supports électroniques mobiles. Parallèlement, on constate une hyperconnectivité, un rapport différencié aux supports print et digital. De plus, les logiques de ciblage affinitaire s’accentuent, s’ajoutant à la logique de ciblage sociodémographique. L’offre d’espaces s’élargit (nouvelles chaînes TV, sites, applications) et les annonceurs montrent une autonomie accrue dans leurs démarches (réseaux sociaux…).

En conséquence, les entreprises cherchent à recruter des profils correspondant aux métiers émergents (ex. : data analyst, data scientist…), à développer les compétences transverses et à renforcer l’employabilité des salariés. La branche a identifié trois thématiques de formation prioritaires qui seront soutenues par l’Afdas avec l’aide financière du FPSPP :
• accompagner les salariés dans leur montée en compétences sur la dimension digitale, qui intervient désormais dans l’ensemble des processus de création, de production et de diffusion publicitaire ; dans leur montée en compétences dans la dimension conseil/gestion de la relation client.
• accompagner les managers dans la conduite du changement et la transformation des métiers.
Consulter l'étude.


Les métiers, les formations

Les métiers et l'emploi dans la communication (Onisep)
Les formations pour exercer dans la communication (Onisep)