Les retours précoces sur la voie des diplômes : vers une formation « tout au long du début de la vie » ?

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Les retours précoces sur la voie des diplômes : vers une formation « tout au long du début de la vie » ?

Parmi les jeunes de la génération 2010, un sur huit a obtenu un nouveau diplôme dans les cinq années suivant la fin de sa formation initiale. C’est ce que constate le Céreq dans une nouvelle étude publiée en décembre 2017, et dans laquelle il analyse les formes de ces retours précoces sur le chemin des diplômes.

Selon le niveau de diplôme atteint en fin de formation initiale, les chances sont très variables de reprendre des études ou une formation dans les cinq ans et d’obtenir un nouveau diplôme. Les plus nombreux à prendre cette voie sont les jeunes bacheliers et les diplômés à bac+3/4. Seuls 12 % des jeunes non-diplômés et 11 % des titulaires d’un diplôme de niveau V, effectuent de telles démarches.

Près de la moitié des jeunes peu ou pas diplômés sont concernés par des situations de chômage ou d’inactivité. Leurs mouvements de retours sont réalisés pour résoudre ces difficultés d’accès à l’emploi. Les jeunes plus diplômés, à l’inverse, visent à progresser dans leur carrière ou se réorienter à partir d’une expérience d’emploi favorable.

Plus les diplômes initiaux sont élevés, plus les nouveaux tendent à l’être également. Environ un tiers des nouveaux diplômes relèvent de spécialités analogues à celles du dernier diplôme préparé en formation initiale.

Ce phénomène de reprise d’études, qui concerne une part importante de la jeunesse à tous les étages de l’appareil éducatif, est en progression. Il illustre l’appétence sociale forte pour les diplômes, que ce soit pour pallier à des difficultés d’emploi, que pour se réorienter ou progresser professionnellement.

Consulter l’étude

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