Plan pauvreté : les volets éducation, formation, insertion et emploi

Emploi et insertion professionnelle

Plan pauvreté : les volets éducation, formation, insertion et emploi

Dotée de 8,5 milliards d’euros répartis sur quatre ans, la « Stratégie nationale de prévention et de lutte contre la pauvreté », présentée le 13 septembre 2018, prévoit un éventail de mesures, allant du développement de l’accueil de la petite enfance à la création d’un revenu universel d’activité, en passant pour plusieurs volets consacrés à l’éducation, à la formation, à l’insertion et à l’emploi.

Certaines de ces mesures vont s’appliquer dès 2018 et d’autres, comme le revenu universel d’activité, devraient entrer en application en 2020 après adoption d’une loi d’émancipation sociale dont le projet sera élaboré en 2019.

Les principales mesures des volets éducation, formation, insertion et emploi :

  • Un plan de formation et un nouveau référentiel pour 600 000 professionnels de la petite enfance afin de favoriser le développement de l’enfant et l’apprentissage du langage avant l’entrée à l’école maternelle
  • Le renforcement des moyens éducatifs dans les territoires fragiles avec notamment l’instruction obligatoire à 3 ans, le dédoublement des classes de CP/CE1 en REP et REP +, des propositions de 30 000 stages de qualité aux élèves de 3ème des quartiers.
  • Une obligation de formation jusqu’à 18 ans qui reposera à la fois sur le jeune et sur les pouvoirs publics qui auront l’obligation de proposer un accompagnement à tout jeune mineur en situation de décrochage durable.
  • Un accompagnement vers l’emploi des jeunes avec des solutions proposées aux jeunes les plus fragiles en complément d’une extension de la Garantie jeune (500 000 bénéficiaires entre 2018 et 2022).
  • La création d’une Garantie d’activité combinant accompagnement social renforcé et insertion dans l’emploi pour 300 000 allocataires par an avec un suivi assuré par Pôle emploi dans le cadre de l’accompagnement global et par des opérateurs privés et associatifs choisis par appels d’offres communs État-département.
  • La mise en place de solutions adaptées pour les personnes exclues du marché du travail afin de leur redonner une perspective d’emploi : Essaimage d’expérimentations évaluées positivement pour les personnes les plus fragiles, en particulier « Territoires zéro chômeurs de longue durée » ; 100 000 salariés supplémentaires accueillis dans le secteur de l’insertion par l’activité économique.
  • Un service public de l’insertion garanti par l’Etat pour généraliser l’accompagnement vers l’emploi des allocataires avec un renforcement des droits et devoirs des bénéficiaires, la coordination de la gestion de certaines prestations comme le RSA pour garantir un service homogène sur tout le territoire, et avec l’obligation contractualisée avec les départements de réaliser sous un mois l’instruction de la demande et l’orientation de tout nouveau bénéficiaire.
  • La transformation de certaines formations du travail social pour mieux accompagner les parcours de vie et la création de nouveaux diplômes universitaires et de nouveaux métiers (écrivains publics, médiateurs sociaux, développeurs sociaux).
Consulter le dossier de presse du ministère des solidarités et de la santé
Lire le discours prononcé 

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