Compétences et besoins de l'économie

Le monde de l’entreprise doit travailler sur l’identification de ses besoins en compétences

France stratégie analyse les liens entre les modes de gestion de la main d’œuvre, les difficultés de recrutement rencontrées par les entreprises et l’impact de la formation sur l’accès et le retour à l’emploi.

Par ARFTLV

Pour améliorer l’impact de la formation professionnelle en termes de retour à l’emploi et réduire les difficultés de recrutement, il importe de comprendre la manière dont les postes sont pourvus et de renforcer les capacités de recrutement des entreprises françaises. C’est ce que propose le Réseau Emploi Compétences (REC) porté par France stratégie, dans un nouveau rapport publié le 24 août 2017.

Après avoir été souvent traitées sous l’angle d’un dysfonctionnement de l’appareil de formation, les thématiques de l’inadéquation des compétences, des difficultés de recrutement et des offres d’emplois vacantes y sont analysées sous l’angle des modalités de recrutement des entreprises. Les pratiques de gestion de la main-d’œuvre sont appréhendées comme un déterminant important des modes d’accès aux métiers.

Le rapport fait une critique des plans de formation. Il propose une nouvelle interprétation des difficultés de recrutement, fondée non plus sur les défauts de compétences des actifs mais sur la qualité de la gestion de la main-d’œuvre pratiquée par les entreprises.
Cette approche, complémentaire à la première, appelle la mise en œuvre de politiques de formation différenciées, selon les secteurs ou les profils.

Pour les auteurs du rapport, les difficultés de recrutement ou les pénuries invoquées pourraient refléter non pas une inadéquation entre compétences détenues et compétences attendues mais des difficultés des employeurs à identifier la capacité des candidats.

Plusieurs recommandations ressortent du rapport :

Le réseau Emplois Compétences a été lancé en 2015. Le REC est un réseau d’observation et de prospective réunissant un collectif d'acteurs, dont des représentants d'observatoires de branches, d'observatoires régionaux, d'observatoires transversaux et des représentants d'instituts de recherche ou d'administration chargés d'observer et d'anticiper les emplois et compétences (Pôle emploi, DGEFP, Dares, Onisep, Inter CARIF-OREF...).

Il s’est notamment prononcé sur les compétences transversales et transférables ou encore la prospective régionale et sectorielle de l’emploi.