Le Céreq s’interroge sur le niveau V dans les champs du sport et de l'animation

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Le Céreq s’interroge sur le niveau V dans les champs du sport et de l'animation

Le Brevet d’aptitude professionnelle d’assistant animateur technicien (Bapaat) est le seul diplôme de niveau V parmi les formations du ministère chargé de la Jeunesse et des Sports. Bien qu’il constitue très souvent une première étape dans les parcours professionnels de jeunes en situation d’insertion, ce diplôme connaît une chute de ses effectifs depuis 2004. Dans une nouvelle étude, le Céreq tente d’en discerner les raisons et s’interroge sur la place qu’occupe effectivement le Bapaat sur le marché du travail. L'étude fournit par ailleurs des préconisations opérationnelles pour une refonte du niveau V et une revalorisation du diplôme.

Peu visible et mal connu des employeurs, le BAPAAT ne constitue pas un critère déterminant dans les critères d’embauche. Pourtant, l’accès à l’emploi des jeunes diplômés du BAPAAT est rapide : trois quarts des diplômés sont en emploi trois ans après l’obtention de leur diplôme. Le diplôme ouvre l’accès aux métiers de l’animation et du sport à des jeunes peu ou pas qualifiés, avec ou sans expérience. La plupart d’entre eux poursuivent leur cursus vers des niveaux supérieurs de formation : les titulaires d’un BAPAAT sont nombreux à retourner en formation pour tenter d’obtenir un BPJEPS. Le BAPAAT permet aussi des réorientations vers d’autres secteurs professionnels connexes (secteur sanitaire et social par exemple).

Selon l’étude, les professionnels reconnaîssent que les métiers d’animateurs nécessitent une qualification de niveau IV aussi bien dans le champ sportif que dans celui de l’animation socioculturelle. Toutefois, l’étude montre que le niveau V de certification joue un rôle important dans l’accès aux métiers d’animateurs de terrain. Par ailleurs la polyvalence du BAPAAT permet de travailler avec des publics variés et de cumuler des temps d’activité différents : on retrouve les diplômés dans les activités périscolaires mais aussi dans d’autres secteurs comme le tourisme social et familial, le lien social, la santé et l’ensemble des activités de pleine nature.

En Poitou et dans les Charentes, on comptait, en 2014, 22 diplômés du BAPAAT (29 en 2012) et 6 223 actifs occupés dans le champ sport animation dont 3 447 (55 %) sur la profession d’animateur socioculturel et de loisirs.

Consulter l'étude du Céreq

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