Compétences et besoins de l'économie

La chimie du végétal, une vision prospective à l'horizon 2020

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Cette actualité est archivée, sa date de fin de validité est le 11/10/2013

Dans le contexte de la croissance verte, la chimie du végétal peut être une réponse à la dépendance de l’industrie chimique aux ressources fossiles et un levier de croissance majeur pour la compétitivité et l’emploi.
Dans ce cadre, l'ADEME a souhaité avoir une vision consolidée, d’ensemble et prospective des emplois à l'horizon 2020 et du réservoir potentiel que la chimie du végétal représente pour les années à venir.
L'Agence a publié en 2012 un rapport dans lequel elle analayse les emplois actuels et futurs liés à la chimie du végétal ainsi que les compétences nécessaires à son développement.

De nombreux emplois sont associés à la chimie du végétal : l’ensemble des activités de procédés de transformation du végétal emploie plus de 150 000 équivaents temps plein (ETP) directs et indirects en France soit 0,5% de la population active française.
D’ici 2020, les emplois du cœur de la chimie du végétal pourraient quasiment doubler, selon le scénario optimiste, passant ainsi de 23 410 ETP à près de 42 465 ETP soit 19 055 ETP directs supplémentaires.
Le secteur des biocarburants (éthanol et esters d’acides gras) constitue également un potentiel de compétences et d’emplois de transition important pour la chimie du végétal entre 2020 et 2030.

Afin de préparer au mieux l’échéance de 2020 et l’essor de la chimie du végétal qui s’en suivra, de nouveaux besoins sont à satisfaire et de nouvelles compétences à acquérir.

Le rapport préconise :
Pour l’agro-industrie, plusieurs voies sont envisageables pour l’acquisition de ces compétences : l’acquisition ou le partenariat avec des sociétés de biotechnologies, le partenariat avec des sociétés de l’industrie chimique afin de développer des produits plus en aval. A plus long terme, ces besoins pourront être couverts par la formation initiale.
Pour l’industrie chimique, ces nouvelles compétences peuvent être acquises par les moyens suivants : le partenariat avec des laboratoires académiques, des agro-industriels et des sociétés de biotechnologies industrielles ; la formation initiale afin d’imprégner les nouveaux ingénieurs et techniciens d’une culture de la chimie du végétal ; la formation continue, indispensable à l’appréhension des spécificités de manipulation des matières premières végétales.
Dans l’industrie de transformation/formulation, à plus long terme, le renforcement des formations initiales est indispensable.

L’interdisciplinarité se doit d’être associée à cette montée en compétence sous peine de freiner le développement de la filière. Le développement de la chimie du végétal d’ici à 2020 et la préparation d’échéances plus lointaines telles que 2030 nécessitent donc de répondre aux besoins suivants : la poursuite de la montée en compétences principalement pour les biotechnologies industrielles, la chimie des procédés, la connaissance des végétaux, l’éco-conception et l’analyse du cycle de vie ; la gestion des formations, initiales et continues.

Consulter le rapport et sa synthèse