*

Les dispositifs de formation

L'apprentissage

L'apprentissage fait partie des compétences attribuées aux Régions. C'est une priorité de la Région Nouvelle-Aquitaine et de l'Etat qui encouragent les employeurs publics et privés à recruter des apprentis. La Région a adopté une feuille de route pour augmenter de 50 % en 5 ans le nombre d'apprentis.

L'apprentissage est une voie d'excellence d'accès à la qualification. C'est, pour les employeurs un enjeu fort de transmission des savoirs. 64 % des apprentis de Nouvelle-Aquitaine sont en emploi 9 mois après leur sortie d'apprentissage.

Le projet d'Emmanuel Macron est de fusionner contrats d'apprentissage et de professionnalisation en un contrat unique ouvert sans condition d'âge, avec une aide unique variable selon la taille de l'entreprise et le niveau de qualification du bénéficiaire et mobilisable. La totalité de la taxe d'apprentissage serait affecté au financement du nouveau contrat en alternance. Des critères de diversité pourraient favoriser l'accès au dispositif pour lutter contre les discriminations.

La politique d'apprentissage en Nouvelle-Aquitaine en 2017

La Région a adopté le 27 juin 2016 une feuille de route pour développer l'apprentissage (voir le détail). L’objectif est d’augmenter le nombre d’apprentis de 50 % d’ici la fin du mandat, en s'appuyant sur 6 axes :

  • favoriser l’accès des jeunes à l’apprentissage,
  • encourager le recours à l’apprentissage par les entreprises,
  • offrir aux apprentis les meilleures chances de réussite,
  • poursuivre l’investissement pour moderniser l’appareil de formation,
  • renouveler l’offre de formation par apprentissage,
  • préparer un nouveau cadre contractuel entre les CFA et la Région.

Un plan régional d'actions présente les principales actions qui seront conduites à la rentrée 2017 (plus d'infos). A noter l’expérimentation en Nouvelle-Aquitaine et 6 autres régions du relèvement de l’âge d’entrée en apprentissage de 26 à 30 ans.

Dans ses orientations pour 2017, la Région avait prévu les actions suivantes :

  • La carte des formations par apprentissage sera adaptée à l’évolution des métiers et des besoins des entreprises tout en structurant des filières de formations modernisées et cohérentes, permettant à chacun de bâtir un parcours à partir des premiers niveaux de qualification. Un travail sera engagé sur les métiers émergents, en vue de la préparation de la carte 2018.
  • Une Programmation Pluriannuelle d’Investissement (PPI) unique sera élaborée pour moderniser et assurer l’équipement des CFA La nouvelle convention quinquennale qui entrera en vigueur en 2018, définira l’offre de services attendue des CFA.
  • 2017 verra enfin la mise en œuvre des nouvelles mesures de soutien aux apprentis et l’harmonisation de différents dispositifs (accès et préparation à l’apprentissage, dispositifs en faveur des personnes handicapées, lutte contre les ruptures de contrat).

En Poitou-Charentes, des mesures spécifiques permettent actuellement d'accompagner vers l'apprentissage certains publics en décrochage scolaire ou en situation de handicap ou (Sarah).
Rappelons aussi le rapprochement des bourses de l’alternance existantes.

L'apprentissage en chiffres

En Nouvelle-Aquitaine, 36 685 apprentis étaient en formation au 1er janvier 2017 (+ 4 % par rapport à 2016) dans les 115 CFA et sections d'apprentissage de la région, répartis sur 337 sites de formation, du CAP aux BTS, DUT, licences professionnelles, Masters, Diplômes d'ingénieur.
On comptait en 2016, 1 798 formations en apprentissage dans la région, débouchant sur 691 certifications
différentes. 134 nouvelles formations devraient ouvrir à la rentrée 2017.

Le nombre de contrats d’apprentissage est en progression de 3,5 % entre les rentrées 2015 et 2016 (842 contrats en plus). Le taux de réussite aux examens se maintient au-dessus de 80 %.

Les résultats des enquêtes Insertion dans la Vie Active et Insertion Professionnelle des Apprentis (IVA-IPA) en Nouvelle-Aquitaine (académies de Bordeaux, Limoges et Poitiers) qui mesurent l’insertion professionnelle des jeunes sept mois après la fin de leurs études, indiquent que 4 562 apprentis ont arrêté leurs études après une classe de CAP et étaient sur le marché du travail en février 2016. Les autres (49 %) ont continué leurs études, que ce soit sous statut scolaire ou par apprentissage.

Pour l’ensemble des sortants de formation de niveau V à III par apprentissage, le taux d’emploi sept mois après la sortie était de 64 % en février 2016. 30 % des sortants étaient au chômage, 4% inactifs et 2 % en stage de formation.
La moitié des jeunes apprentis en emploi sept mois après leur sortie de formation sont en CDI. Ils sont 55 % à occuper un emploi stable et travaillent le plus souvent à temps plein (88 %).
Les taux d’emploi sont très différents selon le niveau de la classe de sortie : les sortants de CAP connaissent une moins bonne insertion que les sortants de bac professionnel, brevet professionnel ou BTS.
Le taux d’emploi à court terme diffère également selon les spécialités. Il passe de 52 % pour les spécialités coiffure, esthétique, soins à 77 % pour celles des finances et de la comptabilité. Les spécialités des services aux personnes, des transformations, du transport-manutention-magasinage présentent également des taux d’emploi élevés à 7 mois (75 %).

Chez les apprentis, certaines spécialités de formation se caractérisent à la fois par des taux d’emploi supérieurs à la moyenne et une part de sortants de niveau bac ou plus supérieure à la moyenne. C’est le cas par exemple des spécialités de la santé, de la comptabilité-gestion, de la mécanique aéronautique et spatiale.

Ce taux d’emploi varie également selon le département d’implantation du CFA : 68 % dans les Deux-Sèvres, 69 % dans la Vienne et la Charente.

Les sortants d’apprentissage de niveau V à III en région Nouvelle-Aquitaine sont plus souvent en emploi sept mois après la fin de formation que les sortants des voies professionnelles des lycées (64 % contre 50 % en moyenne en 2016).
 
L’enquête insertion dans la vie active (IVA), réalisée chaque année auprès des sortants des formations professionnelles en lycée, indique que les sortants représentaient 12 420 personnes en 2016 en Nouvelle-Aquitaine ; ils étaient pour 50 % en emploi, 40 % en recherche d’emploi, 3% en formation et 7 % inactifs.

Le financement de l'apprentissage

Les formations en apprentissage sont principalement financées par la Région et les entreprises via la taxe d'apprentissage ainsi que par l'Etat via les programmes d'investissement d'avenir.

Lire nos fiches techniques

Des arrêtés préfectoraux fixent la liste des formations technologiques et professionnelles initiales et des organismes et services éligibles pouvant bénéficier de la taxe d'apprentissage (Hors quota), ainsi que la liste des formations en CFA et sections d'apprentissage.
Consulter ces listes sur le site de la préfecture de région

L'Etat et la Région financent aussi un ensemble d'aides et incitations aux entreprises pour l'emploi et la formation d'apprentis : primes, exonérations, crédits d'impôts (voir fiches techniques dans les liens utiles ci-contre).

Pour les apprentis en situation de handicap, l'Agefiph et dans le secteur public, le FIPHFP proposent aussi des aides aux employeurs et aux apprentis.