Le Cnesco propose des pistes pour favoriser le raccrochage scolaire

Emploi et insertion professionnelle

Le Cnesco propose des pistes pour favoriser le raccrochage scolaire

Le décrochage ne cesse de baisser depuis 10 ans, néanmoins, en 2016, 450 000 jeunes âgés de 18 à 24 ans n'étaient pas diplômés ou avaient, au plus, le Brevet. Les premières expériences de ces jeunes se contentrent dans les secteurs de la construction, de l'industrie, du commerce ou de l'hôtellerie-restauration où ils occupent des emplois précaires ou à temps partiel.
C'est le premier constat mis en avant par le Cnesco qui publie un dossier de ressources sur le décrochage scolaire, suite à l’organisation d’une conférence de comparaisons internationales qui a eu lieu en novembre 2017.

Le Cnesco formule une série de préconisations pour favoriser le retour en formation des jeunes en décrochage. La difficulté majeure est de pouvoir identifier les jeunes concernés malgré la création du système interministériel d'échange d'informations relatives au décrochage scolaire.
L’offre de rescolarisation, notamment celles de structures de retour à l’école du ministère de l’Éducation nationale (micro-lycées, structures scolaires experimentales, etc.) doit être renforcée et distribuée sur tout le territoire. L'Etat et les régions doivent aussi diversifier les solutions apportées par les plateformes de suivi et d’appui : rescolarisation mais aussi préparation à l’alternance, service civique adapté, accompagnement socio-professionnel.
Des solutions de transports et d’internats, notamment pour les décrocheurs en zones rurales, doivent rendre accessibles les solutions proposées.
Les familles doivent se voir proposer un "guichet unique", en renforçant le rôle des Missions de lutte contre le décrochage scolaire (MLDS) qui coordonnent l’ensemble des acteurs du dispositif.
Un plan d’évaluation rigoureuse et systématique doit être développé sur l’efficacité de l’ensemble des dispositifs de retour à l’école (micro-lycées, Écoles de la deuxième chance (E2C), Établissement pour l’insertion dans l’emploi (EPIDE), etc.) et sur le devenir des jeunes, au-delà des sorties positives mises en avant, et au regard du coût des prises en charge.

Lire le dossier complet du Cnesco.

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