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Développement, mutations économiques et besoins régionaux

Mutations économiques et stratégie industrielle

Les entreprises, confrontées à un environnement économique, technologique et réglementaire soumis à des évolutions permanentes, sont contraintes d'adapter leurs organisations et leurs compétences et si possible d'anticiper ces changements pour maintenir ou développer leur compétitivité. La préparation à ces changements et leur repérage doivent intervenir le plus tôt possible, alors qu'en général les adaptations nécessaires sont subies ou traitées à trop court terme.

Les organisations professionnelles et consulaires apportent leur appui aux entreprises concernées. Les pouvoirs publics et l'Union européenne favorisent à cette fin le développement de la gestion prévisionnelle des emplois et des compétences (GPEC) et soutiennent les actions d'analyse et d'accompagnement des mutations économiques tant au niveau sectoriel que territorial en cohérence avec leurs stratégies de développement économique et la nécessité d'accompagner la transformation écologique, énergétique et numérique des entreprises.

Mutations économiques : de quoi parle-t-on ?

L’expression « Mutations économiques » recouvre des phénomènes interdépendants ; elle comprend les mutations technologiques, économiques, organisationnelles, règlementaires et démographiques. Tous ces phénomènes, qui impactent à la fois sur les modes de vie, les appareils de production et les métiers, peuvent, s’ils ne sont pas anticipés, avoir des conséquences sur le plan socio-économique. C’est pourquoi les organisations, avec les pouvoirs publics, remettent en question les systèmes qui les régissent et s’interrogent sur les moyens de faire face à ces changements.

L’anticipation des mutations économiques implique une prospective sur les évolutions futures du marché, des secteurs, des territoires et des métiers afin d’adapter le plus en amont possible, les axes de développement territoriaux, les organisations des entreprises et du travail ainsi que les compétences des salariés.

Les dispositifs de formation tout au long de la vie donnent aux salariés et aux employeurs les moyens d'élaborer les parcours professionnels des salariés et de développer leurs compétences pour garantir leur employabilité et se préparer aux changements professionnels qu'ils subiront ou choisiront au cours de leur carrière. L’entreprise doit les aider à accroître leurs niveaux de qualification, avec une attention particulière aux catégories les plus fragiles (travailleurs non qualifiés, seniors, handicapés...).
Ce travail ne peut s’accomplir sans un dialogue social territorial dynamique. La loi de cohésion sociale impose d’ailleurs aux entreprises de plus de 300 salariés de mener des accords triennaux de GPEC.

L'accompagnement des mutations économiques

Beaucoup d'emplois se trouvent dans les industries de main d'oeuvre, ce qui est un facteur de fragilité pour notre territoire, avec un risque important de chômage des personnes non qualifiées. La structuration des filières d'avenir est en cours (voir plus bas). Le développement des énergies renouvelables comme la maîtrise de l'énergie et la transformation numérique constituent des opportunités de croissance et d'emplois que soutiennent les politiques de l’Etat et de la Région.

Les objectifs du Contrat de plan 2015-2020 conclu en Poitou-Charentes sont d'améliorer les diagnostics territoriaux et sectoriels, de contribuer à l'anticipation des mutations économiques, à la formation des actifs et à la sécurisation des parcours professionnels. L'enjeu est de réussir la restructuration de la région autour des filières d'avenir porteuses de développement et de constituer un tissu industriel performant, notamment dans les zones en reconversion (La Rochefoucauld, Cerizay, Châtellerault, Angoulême et Cognac).

Au service des entreprises et des filières stratégiques, l'Etat mobilise sa politique industrielle (voir plus bas) et sa politique de l'emploi (plus d'infos), notamment via les EDEC.

La Région nouvelle-Aquitaine veut accompagner les entreprises face aux défis de la transition numérique et de la transition énergétique. Elle soutient son tissu industriel en favorisant l’innovation, la recherche et le développement. Elle veut rendre son territoire attractif et encourager les entreprises à exporter.

Ses priorités et principaux axes d'actions ont fait l'objet d'un Schéma régional de développement économique, d'innovation et d'internationalisation (SRDEII) adopté le 19 décembre 2016. (voir notre dossier). Sa politique d'appui aux filières vise à construire un environnement propice au développement de l'entreprise en s'appuyant en particulier sur le développement des compétences avec le renforcement de l'accès aux formations et à l'enseignement supérieur et une meilleure adéquation des efforts de formation avec les besoins des filières (contrats d'objectifs territoriaux, GPEC...).

Stratégie industrielle de la France

La politique industrielle de la France est tournée vers l’innovation et la montée en gamme, en s'appuyant sur 3 leviers :

  • la transformation de l’industrie avec la French Fab, lanouvelle bannière fédératrice de l’offre française à l’export qui doit montrer le dynamisme et l’excellence de l’industrie française.
  • le renforcement du potentiel d’innovation soutenue avec le crédit impôt recherche et un fonds pour l’innovation et l’industrie.
  • les compétences et la formation professionnelle, dans un contexte de forte évolution des métiers et des technologies. Le Grand Plan d’Investissement et la réforme de la formation professionnelle doivent pemettre de répondre aux besoins en compétences.

Sur la stratégie de la Région Nouvelle-Aquitaine : voir notre dossier sur le SRDEII.

Le Conseil National de l’Industrie (CNI) auquel une nouvelle impulsion est donnée est chargé d’éclairer les pouvoirs publics sur la situation de l’industrie et des services à l’industrie en France, autour de thèmes stratégiques comme la formation, l’innovation, le financement des entreprises, l’économie circulaire et le développement international.

E. Philippe a demandé au CNI de se focaliser sur 6 priorités sectorielles : le véhicule autonome, les batteries, le ferrovière, la nanoélectronique, les énergies renouvelables et les industries de santé.

S'y ajoutent six priorités tranversales : la politique européenne de l'industrie, la simplification réglementaire, la compétitivité-coût, une contribution au débat sur la programmation pluriannuelle de l'énergie, l'économie circulaire et la sécurité d'approvisionnement en matière premières, la normalisation.

D'autres seront progressivement lancés sur les composants du futur dans la filière électronique, les modes de transport du futur, les biotechnologies, la dépollution des sites nucléaires, le code minier du futur...

Pour mener sa mission, le CNI se décline en Comités Stratégiques de Filières dont la liste est renouvelée. 10 ont été validés en février 2018, d'autres s'y ajouteront (voir la liste et les travaux des CSF)
Leurs travaux doivent notamment porter sur la transformation numérique des entreprises, l'innovation, la formation et les compétences, l'international.

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Dossiers associés

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    La Gestion prévisionnelle des emplois et des compétences (GPEC)

    Ce dossier traite de la mise en place de la GPEC au sein des entreprises et donne accès à des ressources et des outils utiles. Il aborde également la GPEC territoriale.

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    Contrats d'Objectifs Territoriaux (COT) et accords-cadres

    Le contrat d'objectif territorial (COT) est un outil d'analyse des évolutions des branches professionnelles. Il traite des questions relatives à l’emploi, à la formation professionnelle et au développement des ressources humaines.

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    Les engagements de développement de l’emploi et des compétences (EDEC)

    Ce dossier fait le point sur la politique de soutien de l'Etat au développement de l'emploi et des qualifications pour faire face aux mutations économiques, à travers la signature d'EDEC.

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    Reclassement des salariés et Assurance chômage

    Ce dossier présente la convention Unedic 2014-2016, les règles d'indemnisation et les principaux dispositifs de reclassement des salariés mis en place et financés par l'Etat, la Région ou les partenaires sociaux (Unédic et FPSPP).

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    La politique emploi de la Région

    Le soutien à l’emploi, aux PME, à l'innovation et à la mutation écologique, sociale et solidaire de l'économie

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