*

Publics prioritaires

L'emploi des seniors

La population française vieillit et l’amélioration du taux d’emploi devient un enjeu majeur en termes de cohésion sociale, de croissance et de viabilité des systèmes de protection sociale.

En 2016, 54 % des 55-64 ans étaient actifs (50 % en emploi et 4 % au chômage), soit un taux de chômage de près de 7 % pour l'ensemble des seniors.

Même si le taux d’activité des seniors décline rapidement au-delà de 60 ans, les taux se sont fortement accrus depuis les années 2000, via le recul des mesures de cessation d’activité à financement public pour les 55-59 ans, et par les différentes réformes des retraites. .

La politique de l'Etat

La politique nationale repose sur trois piliers :

  • des incitations à l'embauche dans le cadre des mesures de la politique de l'emploi
     
    Le Contrat Unique d’Insertion (CUI) : il peut être prolongé dans la limite d’une durée totale de 60 mois (au lieu de 24 mois) pour les personnes âgées de 50 ans et plus et bénéficiaires d'un minima social.

    Le CDD Seniors, qui vise à faciliter le retour à l’emploi des salariés âgés de plus de 57 ans

    Le contrat de professionnalisation : une exonération de cotisations patronales ainsi qu’une aide financière est accordée à l’employeur en cas d’embauche d’un demandeur d’emploi âgé de 45 ans et plus.

  • le maintien dans l’emploi et la transmission des compétences des salariés âgés.

    Le contrat de génération créé en 2013 a été supprimé par les ordonnances du 22 septembre 2017. Il visait à faciliter l’insertion des jeunes, tout en favorisant l’emploi des salariés âgés par la mise en place d’un binôme jeune/senior.

    Les accords d'entreprise (obligatoires à partir de 300 salariés) sur la gestion des emploi et des parcours professionnel peuvent prendre en compte la situation des seniors, en particulier aborder les questions de l'emploi des salariés âgés et la transmission des savoirs et des compétences. Les accords de branche sur la formation peuvent porter sur les conditions d'exercice du tutorat par les salariés de plus de 55 ans.

    Dans le cadre d’un plan de GPEC appuyé par l’Etat, l’aide à l’adaptation des salariés aux évolutions de l’emploi peut être majorée lorsque la formation est organisée au bénéfice des salariés âgés de 45 ans et plus.

    A signaler aussi l’aide à la fonction tutorale des OPCA qui est majorée lorsque le tuteur est un salarié de 45 ans et plus.

  • la prise en compte de l'exposition aux facteurs de risques professionnels et l'amélioration des conditions de travail

Les seniors au travail

Principales caractéristiques et statistiques des seniors actifs (55-64 ans)

En 2016, 54 % des 55-64 ans étaient actifs (50 % étaient en emploi).

Le taux d’activité des seniors décline rapidement au-delà de 60 ans ; s’il dépasse 40 % pour les 60-61 ans, il est proche de 20 % pour les 62-64 ans.

Néanmoins, les taux d’activité des seniors se sont fortement accrus depuis les années 2000, via le recul des mesures de cessation d’activité à financement public (préretraites, dispenses de recherche d’emploi, retraites anticipées…) pour les 55-59 ans, et par les différentes réformes des retraites.

Le taux de chômage des seniors est de 7 %.

En 2016, 54 % des salariés entre 55-64 ans étaient des femmes.
Les seniors en emploi étaient relativement moins qualifiés que la moyenne des salariés.
Les professions administratives, de l’enseignement, de la santé et des services aux particuliers sont parmi les plus exercées par les seniors. 70 % d'entre eux travaillaient dans le secteur privé.

Au-delà de 55 ans, les salariés seniors travaillaient plus à temps partiel que les plus jeunes. Une petite partie de ce temps partiel recouvrait des situations de cumul emploi-retraite.

Sélection d'études pour aller plus loin

 

Dossiers associés

  • *

    Pénibilité au travail et prévention des risques

    Les mesures, accords et plans d'action de prévention de l'exposition des salariés aux facteurs de risques professionnels

    Consulter